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Gilles Demailly était notre invité ce lundi 10 décembre, il s’est prêté pendant trois heures au jeu des questions réponses.
Morceaux choisis...
Lui :
« Moi, je suis de la gauche assumée, De Robien est de la droite masqué »
Maxime Gremetz :
« Maxime Gremetz, quand je le rencontre maintenant, on parle de la pluie et du beau temps, de la santé mais surtout pas de politique ! La dernière fois que je l’ai
croisé et que je lui ai dit que je pensais que ce n’était pas une bonne idée qu’il se présente avec une liste séparée, je lisais le lendemain dans la presse qu’il avait affirmé que
j’avais besoin de lui pour gagner. Désormais, je fais attention. Je n’ai pas envie de me faire instrumentaliser »
« Maxime Gremetz, aujourd’hui c’est le meilleur allié objectif de De Robien »
L’éthique en politique :
« L’erreur des politiques de droite comme de gauche c’est d’avoir perdu le contact avec les gens. Quand on voit les conditions de vie de certains élus et la façon dont
ils se comportent, ce n’est pas étonnant qu’ils ne sachent pas la façon dont les gens vivent ».
« Moi le clientélisme, je ne connais pas. Je choisis les gens qui m’entourent pour les valeurs qu’ils portent et leurs compétences. »
« La façon dont on mène une campagne électorale annonce la façon dont on va gouverner. »
Gilles de Robien :
« Gilles de Robien a essayé de débaucher beaucoup de personnalités de gauche et de responsables du PS pour figurer sur sa prétendue liste d’ouverture. Il ne m’a pas
appelé directement par téléphone. Il l’a fait par presse interposée. Moi, je suis clair, je n’essaie pas d’avoir des gens de droite sur ma liste. »
« La candidature d’Amiens comme capitale européenne de la culture ? Moi, je n’aurais pas fait ce coup là. Je ne suis pas un homme qui monte des coups médiatiques avant les
élections. C’est comme le catalogue à la Prévert que Gilles de Robien nous a sorti sur l’écologie. Ce n’est pas sérieux. Ca ne s’inscrit dans aucun projet. C’est juste pour faire
moderne après le Grenelle de l’Environnement. »
« Les travaux d’aménagement de la place de la gare ? Ce n’était pas la première des priorités et je n’aurais pas engagé 40 millions d’euro dans cet aménagement. Je préfère
financé d’abord l’emploi, le logement social ou la recherche. »
La liste :
« Ma liste, elle sera un tiers PS, un tiers autres partis de gauche et un tiers composé de membres de la société civil. »
L’absentéisme :
« Le vrai risque pour ces élections municipales c’est que les habitants des quartiers populaires ne votent pas. »
Les femme en politique :
« Lorsque j’ai entamé les discussions pour constituer ma liste, j’avais dix candidats hommes pour une place et c’était en revanche très difficile de trouver une seule
femme. Quand je discute avec elles, la plupart ne veulent pas figurer en haut de la liste. Elles n’imaginent pas pouvoir jouer un rôle de premier plan. Il faut vraiment changer cela. Le
renouveau de la politique locale et nationale passe par elles, j’en suis convaincu. »
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