
Basée à Amiens, L’unité centrale qui pilote « AU» est réduite à 5 postes clés. De gauche à droite bilingues et plus... Cécilia Maronet, comptable, Alice
Moreira directrice administrative et financière, Christine Coze, assistante administrative, Aurélie Grange chargée de communication et Sandra Capellino, assistante administrative et
communication.
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La Somme qui déborde en mars 2001, libère instantanément une « folle » énergie : celle de Patrick Coulombel, Olivier Brière et Jean Paul Bertiaux, Ils sont les cofondateurs de l’association des « Architectes de l’Urgence. Dés lors « AU » poursuit sa mission en France et dans le monde entier. Elle assure notamment un rôle de conseil auprès des Nations Unies. Le 28 aout 2007, par décret du Conseil d’Etat, l’association amiénoise des Architectes de l’Urgence devient une Fondation reconnue d’utilité publique : Parcours. A l’origine de l’aventure partagée des architectes de l’urgence, une philosophie d’humanistes, l’identification de besoins cruciaux et l’apport de réponses dans un domaine d’expertise où rien n’était réellement organisé, motivent l’envie d’une trentaine d’architectes de faire leur métier dans l’urgence. Libres, compétents, volontaires au service des sinistrés, Ils inventent un nouveau métier de l’humanitaire. |
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crédit photo : A-U Architectes de l’urgence a été récompensée à 2 reprises par 2 prix internationaux pour la qualité du programme de reconstruction Post- Tsunami en Indonésie |
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Depuis, architectes ou ingénieurs, 1400 urgentistes de 23 nationalités différentes sont intervenus dans plus de 20 pays .Sur le
terrain des catastrophes et des conflits ces professionnels ne sont pas en compétition. Ils ont forgé leur expérience au sein d’une ONG et sont là où personne ne veut aller. Ils reconstruisent, mettant leur talent
au service de ceux qui ont tout perdu. « Notre Logique de développement durable signe notre particularité qui intègre les dimensions géologique, écologique, économique,
sociale, culturelle et patrimoniale. Le business n’est pas la préoccupation d’ « AU ». Pour autant notre efficacité, notre développement et la pérennité des programmes que
nous initions sur le terrain, imposent de dépasser la rigidité et la fragilité d’une association loi 1901. En clair, pour lever des fonds il fallait apporter à nos bailleurs la garantie
de stabilité qu’offre la stature juridique d’une fondation. En2005 l’UIA* a officiellement décidé de ne pas faire de l’humanitaire une de ses prérogatives. Les
Architectes de l’Urgence ont alors travaillé à ce projet de Fondation » explique Patrick Coulombel, aujourd’hui Président de la Fondation des Architectes de l’urgence. |
![]() « Quand la presse cesse de s’intéresser à la catastrophe en elle-même. Au quotidien et sur le terrain nous sommes alors les seuls témoins. » |
Patrick Coulombel a publié aux éditions l’ Harmattan« Architectes de l’Urgence » Un nouveau métier de l’Humanitaire. « La totalité des droits d’auteur de cet ouvrage sera reversée à la fondation des architectes de l’urgence et affectée en priorité à l’éducation des orphelins de nos employés Sri Lankais et à l’éducation en général » |
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« Nous sommes à l’écoute 24h sur24 de trente cinq expatriés
permanents, et réglons les détails de chaque mission » il s’appuie sur le vivier de la profession structurée partout dans le monde, associe à sa manière et si possible les architectes des pays touchés. Ses objectifs d’intervention incluent prioritairement la relance de l’économie locale et à travers elle la reconstruction même des victimes « Remettez les enfants dans les écoles, donnez du boulot aux gens (cash for work *) et déjà ils pensent moins, vont mieux, refont des projets... » Un rôle de conseil auprés des Nations Unies
Actuellement au Liban, en Afghanistan, au Tchad, au Pérou, au Sri Lanka, au Pakistan et en Indonésie, la Fondation mène 10 missions
pour venir en aide aux populations sinistrées. Elle forme les architectes sur place (Afghanistan) et ceux de l’urgence (Ecole d’architecture de Paris Belleville). Deux agences créées à
Sydney et à Montréal constituent les têtes de pont logistique de sa nécessaire opérationnalité qui couvre trois fuseaux horaires. Ses partenaires associés sont ECHO*UN Habitat* le
PNUD* ou WWF... L’unité centrale qui pilote ce vaste dispositif est historiquement basée à Amiens. « Nous sommes à l’écoute 24h/24 de 35 expatriés permanents et réglons les détails de chaque mission » précise Alice Moreira, Directrice administrative et financière de la Fondation. Elle gère 2,5 à 3 millions d’€ qui proviennent à 75 % de donateurs privés. A la fois maître d’ouvrage et maître d’œuvre, satisfaisant à l’exigence de nombreux contrôles (cour des comptes...) et parfois seul témoin sur le terrain « Au » s’implique dans la transparence. Jeanne Récif Article paru dans le N° 106 Janvier 2008 ENTREPRISE 80
*Le cash for Work fait appel aux artisans locaux. * ECHO : Direction générale de l’aide humanitaire de la Commission européenne * UN Habitat ou *PNUD Programme des Nations Unies pour le développement
- « Architectes de l’Urgence » Un nouveau métier de l’Humanitaire de Patrick Coulombel éditions l’Harmattan |